Acheter en Espagne en 2019, vraie fausse bulle immobilière ?

Acheter en Espagne en 2019, vraie fausse bulle immobilière ?

Tous les médias du pays ont ce mot à la bouche : avec la reprise impressionnante de l’immobilier en Espagne, le pays pourrait être en train de répéter le scénario de la « burbuja inmobiliaria», la bulle immobilière, qui en 2008 aura ruiné plus d’un foyer dans la péninsule ibérique. Qu’en penser ? Est-ce le moment de vendre ? Ou justement d’acheter ?

Etat des lieux

2008 : les banques prêtent à outrance, les consommateurs s’endettent, persuadés que les prix ne peuvent pas redescendre, on atteint des pourcentages de financement dépassant largement les montants des biens achetés. « Vous revendrez forcément avec une plus value », « L’immobilier ne s’est jamais si bien porté », « La pierre est une valeur sûre ». Sans crier garde, la bulle éclate et c’est la crise. Les prix des biens sont divisés par deux ou plus, l’Espagne devient une terre de désolations pour ce qui venaient d’acheter, et d’opportunités immobilières pour les autres.

Si aujourd’hui les banques ont réduit leurs financements à 60% du prix d’un bien pour les non-résidents et 80% pour les résidents, c’est d’abord les investisseurs étrangers qui provoquent la montée des prix en Espagne. Ils n’ont en général aucun souci pour se financer… quand ils n’achètent pas comptant. La montée des prix en 2019 n’est donc pas comparable à 2008, la source des capitaux n’étant pas la même. Selon le portail immobilier Idealista, Barcelone et Madrid auraient rattraperaient leurs niveaux d’avant crise. Quant à Mallorque où les prix ont bondi de 41% en seulement 2 ans, la crise ne serait plus qu’un lointain souvenir, battant chaque trimestre un nouveau record. Quelques villes comme Valence, troisième ville d’Espagne, tirent leur épingle du jeu en accusant encore un retard par rapport à 2008, et en ne se positionnant que treizième dans le classement des prix au m2 des villes espagnoles.

Des signes néanmoins inquiétants

Selon le journal El Confidencial, Black Stone, un des fonds d‘investissement américains les plus actifs en immobilier espagnol, commencerait à vendre certains des premiers investissements réalisés dans le pays, comme la Socimi Corona ou las viviendas de Fidere. Information à contrebalancer avec le fait que ce même fond rachète aussi d’autres actifs. Récemment, la directrice du FMI, Christine Lagarde, alertait dans son rapport de stabilité financière global d’une montée générale des prix de l’immobilier. Enfin, personne n’est passé à côté de la récente flambée des loyers, avec des prix supérieurs à l’avant crise, quand les prix à l’achat sont encore inférieurs dans la plupart des villes. Selon enalquiler.com, un loyer moyen à Madrid en Mars 2019 de 2.003€, contre 1.723€ cinq mois plus tôt (+16%). On notera cependant dans certaines villes comme Valence une légère baisse sur les six derniers mois (-6%).

Alors que faire ?

Personne n’a de boule de cristal, et si une crise était prévisible avec certitude, il n’y aurait plus que des vendeurs sur le marché. La prudence est mère de sûreté ; ouvrez les yeux et les oreilles… et en attendant ; carpe diem, l’Espagne (dans sa quasi totalité), c’est avant tout 300 jours de soleil par an !

Si vous avez un projet d’achat immobilier en Espagne et vous souhaitez être accompagné, nous étudierons sa faisabilité lors d’un entretien téléphonique gratuit : +34 961 127 666 ou info@comproenespana.com

Par | 2019-06-04T17:58:26+02:00 avril 10th, 2019|Immobilier|