Blog

Article J’achète en Espagne Les Echos

Le 5 Août dernier, le quotidien Les Echos, a publié un article sur l’embellie immobilière Espagnole. Notre site www.jacheteenespagne.com y est cité ainsi que son fondateur Thomas Rouer.

Nous vous le présentons ici:

Source : lesechos.fr, par Samir Touzani

Le soleil est de retour sur l’immobilier espagnol. Et les Français avec lui. Depuis 10 ans, ils figurent parmi les premiers investisseurs étrangers sur la péninsule ibérique. A la faveur d’une embellie économique, la fièvre a regagné le secteur immobilier, ravagé par la crise de 2008.

La fièvre est de retour

Une crise qui a laissé des traces et des affaires à saisir. Il y a 10 ans, le krach des subprimes outre-Atlantique déclenchait un tsunami en Espagne. Dopé aux crédits bradés, l’immobilier s’effondrait, entraînant dans sa chute le miracle économique espagnol. Les prix dégringolèrent de 40 % en moyenne et jusqu’à plus de 60 % dans certaines zones du pays. « Actuellement, le prix des appartements et des maisons restent en majorité inférieurs au sommet atteint avant la crise » confirme Thomas Rouer, fondateur du sitejacheteenespagne.com .

Mais ils remontent en flèche ! Après un bond de 7,2 % en 2017, ils sont en hausse de 6,6 % en 2018, la meilleure année en nombre de transactions depuis 15 ans, selon l’Institut national de statistiques. Une reprise soutenue en partie par les étrangers qui représentent plus de 12 % des ventes conclues sur le sol espagnol.

« La fenêtre d’investissement et la visibilité sont bonnes, avec les taux bas l’immobilier est une source de rentabilité » avance Josep Turro, dirigeant de la filiale espagnole d’IAD, un réseau de mandataires immobiliers.

Les prix s’envolent à Madrid

Et c’est dans la capitale que la reprise est la plus rapide. A Madrid, le mètre carré s’est envolé de 18 % en 2018 pour s’établir autour de 3.800 euros, selon le portail immobilier Idealista . Dans le centre-ville et les quartiers prisés comme Salamanca ou Chamberi, il faut plutôt compter 5.000 euros le mètre carré minimum. Le marché haut de gamme y est en vogue, soutenu par des Sud-américains qui fuient l’instabilité du continent. « Mais l’euphorie se calme, les prix commencent à se stabiliser » tempère Thomas Rouer.

La location saisonnière s’est multipliée au grand dam de la municipalité qui entend réduire les meublés touristiques. Madrid suit sa jumelle catalane dans sa bataille contre les locations types Airbnb, désormais limitées à 90 jours par an avec un durcissement des conditions d’octroi des licences hôtelières. « Il ne faut pas venir en Espagne avec l’idée de faire de la location saisonnière dans les grandes villes » avertit Thomas Rouer.

Barcelone au ralenti

Après une reprise rapide au sortir de la crise, la situation politique en Catalogne freine la reprise des prix à Barcelone et intimide les investisseurs. Le mètre carré stagne autour de 4.200 euros mais grimpe à plus de 5.000 euros dans les quartiers cotés de Sarrià-Sant Gervasi ou Les Corts. Pour les inconditionnels de la ville, les districts résidentiels de Nou Barris ou San Andreu affichent encore un mètre carré sous les 3.000 euros.

Au sud de la Catalogne, la Costa Dorada séduit les retraités et les familles pour des résidences secondaires aux prix divisés par deux. « Du studio au 3 pièces, les biens se négocient autour de 100.000 euros autour de Tarragone et Salou » précise Marie Garcia, dirigeante d’Espanimmo, un cabinet de conseil qui accompagne des Français dans leur projet immobilier en Espagne.

Valence, la ville qui monte

Plus au sud, c’est Valence qui tire son épingle du jeu. En plein boom, la troisième ville du pays n’est que 14e en termes de prix au mètre carré. Encore 25 % en dessous des sommets d’avant crise, les transactions s’opèrent autour de 1.700 euros/m². Longtemps éclipsée par sa rivale barcelonaise, Valence commence à attirer de plus en plus de touristes et les investisseurs avec eux. Dans la ville et les stations balnéaires environnantes, des appartements avec vue sur la mer sont proposés pour moins de 120.000 euros. « Idéal pour les investisseurs locatifs ou du saisonnier avec une rentabilité supérieure à 6 % bruts » précise Thomas Rouer.

Des opportunités qui s’égrainent le long du littoral méditerranéen jusqu’en Andalousie. « On trouve encore des appartements dans le centre-ville de Séville pour moins de 150.000 euros » détaille Thomas Rouer. Alicante et Cadix, deux autres destinations phares dans la région, affichent un prix au mètre carré autour des 2.000 euros.

Du côté des îles

Dans les Baléares, les prix touchent de nouveaux sommets. « La hausse est soutenue par la demande étrangère qui représente plus de 25 % de la demande », précise Josep Turro. A Palma de Majorque et ses environs, le mètre carré a grimpé de 10 % en 2018 et les biens se négocient encore sous le seuil des 3.000 euros/m². Le cycle de hausse est aussi enclenché aux Canaries, même si les prix sont encore inférieurs de 10 % au pic d’avant crise. Le mètre carré s’approche des 2.000 euros à Las Palmas, mais on peut encore trouver sur l’île des appartements de 70 m² à moins de 160.000 euros.

Les formalités

NIE : Aucune transaction immobilière ne peut être effectuée en Espagne sans un Numéro d’Identification Etranger (NIE). C’est un numéro fiscal attribué à toute personne de nationalité étrangère qui permet d’être identifié par l’administration espagnole.

En France, la demande se fait auprès de l’ambassade d’Espagne. Sur son sol, la démarche s’effectue dans le commissariat le plus proche du futur bien immobilier.

Compte Bancaire : Il est indispensable d’ouvrir un compte dans une banque espagnole pour effectuer une transaction immobilière. En plus de l’acquisition, il permet de régler les factures d’eau, d’électricité et de gaz ainsi que l’impôt sur le bien immobilier.

On vous rappelle
close slider