13 faits marquants à Valencia

Valencia est une charmante ville au climat méditerranéen qui attire de nombreux acquéreurs désirant acheter une maison ou un appartement. Alors si vous souhaitez vous installer à Valencia, il est indispensable de savoir ses 13 faits marquants sur la ville !

 

1- Un projet d’autoroute à la place des jardins du Turia 

Suite à inondation de 1957, la première proposition d’occupation de ce nouvel espace a été d’affecter l’ancien canal à une autoroute à trois voies dans chaque direction, en traversant le quai historique du port ou les monuments historiques environnants tels que les tours Serrano du XIVe siècle. Grâce à la pression des citoyens le projet n’a pas abouti et le plan général d’urbanisme de 1988 a choisi de transformer l’ancien lit de la rivière en parc urbain… ouf !

Projet d'autoroute à la place des jardins de Turia
Valenciaextra

2- Le Coca-Cola, une boisson valencienne

Eh bien, c’est vrai, c’est une boisson valencienne, plus précisément d’Aielo de Malferit et non d’Atlanta. Après une enquête menée par la BBC britannique pour les 125 ans de Coca-Cola, il a été conclu que la boisson gazeuse est d’origine valencienne. En effet, en 1880, un groupe d’amis a fondé une usine d’alcool et la boisson « Nuez de Kola-Coca » a commencé à être fabriqué. Il s’agit d’un sirop avec une saveur similaire à Coca-Cola pour son nom et sa couleur. Le seul critère distinctif avec le produit américain est l’alcool.

Les hommes d’affaires ont malheureusement apporté leur boisson à différents concours et expositions internationales afin de faire connaître leur invention et de pouvoir la vendre à quelqu’un d’important. Par exemples, lors de l’Exposition universelle de Paris et le concours de boissons de Philadelphie en 1885, où un certain Pemberton, qui a remarqué la liqueur Nuez de Kola-Coca, l’a « prétendument » copiée pour la commercialiser et la rendre mondialement célèbre un an plus tard (1886). D’autres disent que des échantillons de la boisson ont été oubliés sur place. 

Malgré cela, il faut dire qu’au départ, le Nuez de Kola-Coca n’était pas une boisson, mais un “tonique”, comme on peut le voir beaucoup plus haut sur la photo. En revanche, le Nuez de Kola-Coca remporté le prix « Diplôme de mérite extraordinaire obtenu à Londres en 1882 », ce qui montre que ce “tonique” est bien né à Valence et qu’il commençait déjà à être connu. 

Ainsi, lorsque, dans les années 50, Coca-Cola est arrivé en Espagne, une série de « procès » ont été intentés dans lesquels les héritiers de l’usine Aielo de Malferit pouvaient demander l’originalité de la recette ou l’utilisation exclusive de la marque. Mais les Américains ont finalement achetés les droits sur la marque, non brevetée, de la précédente boisson gazeuse de l’usine d’Aielo, donnant comme option aux Valenciens de fabriquer uniquement le Nuez de Kola-Coca dans sa version alcoolisée. Le produit est toujours commercialisé et est encore enregistré en CLASSE 32 dans la classification de NICE. 

Donc, quand vous pensez à l’une des plus grandes inventions de l’histoire, « pensez valencien » !

Cependant, il a été vérifié que le produit valencien a bien été enregistré auprès de la Oficina Española de Patentes y Marcas (OEPM), en tant que marque en 1903 (demande déposée le 27/04/1903 et accordée le 11/08/1903).

Malgré le fait que l’usine soit née en 1880 et que le produit soit bien antérieur à l’enregistrement, à cette époque, en Espagne, il y avait de nombreuses difficultés pour qu’un produit soit enregistré. Ce n’est qu’en 1903 qu’il a été enregistré comme marque par la Direction générale de l’agriculture, de l’industrie et du commerce de l’époque. Cette même année, l’Institut médical de Valence a publié un rapport, daté du 17 octobre 1903, signé par les docteurs Vicente Peset (Aleixandre), Vicente Guillem et Agustín Trigo, reconnaissant les qualités de cette liqueur valencienne (très recommandée après les repas).

Le coca cola est une invention valencienne

3- L’origine du nom horchata, la célèbre boisson valencienne

C’est sans aucun doute la boisson phare de Valence. Il s’agit d’une boisson sucrée fait à partir des tubercules de souchet (chufa). L’Espagne est le premier producteur du monde et l’unique producteur en Europe. 

Selon une légende, le nom a commencé à être utilisé lors de la Reconquête. Lorsque Jacques Ier d’Aragon, dit le Conquérant, est arrivé dans la ville et qu’il a goûté cette boisson, offerte par une femme, il a demandé ce que c’était. La demoiselle en question lui a expliqué qu’il s’agissait d’un lait de chufa (llet de xufa, en valencien), suite à quoi le roi s’est exclamé : “Açò no és llet, açò és OR, XATA !”, c’est-à-dire: “Ce n’est pas du lait, c’est de l’or, ma fille !”. Un mélange de mots est né entre OR et XATA, donnant l’origine supposée au mot valencien orxata.

Chufa
Tubercules de souchet - Wikipédia
Horchata
Horchata - elcucharonverde

4- La radio a été inventé par un valencien 

Et non, ce n’est pas Guglielmo Marconi qui a inventé la radio. Il s’est servi comme point de départ d’une invention valencienne pour l’améliorer, la développer et la faire breveter. Le véritable créateur est Julio Cervera Baviera, un ingénieur et militaire, né à Segorbe en 1845. Il a conçu un appareil qui transmettait des messages avec un son de qualité décente sans avoir besoin de fils, c’est-à-dire la radiotéléphonie, premier pas de la radio.

Sa grande erreur a été d’envoyer l’invention à Londres pour pouvoir la développer. Là, un certain Marconi, à qui l’histoire attribue l’invention, a pris note de ce système et l’a amélioré en créant la radiotélégraphie, c’est-à-dire la transmission d’impulsions électromagnétiques dans l’air, qui sont ensuite converties en sons. Ainsi, après avoir obtenu le brevet, Marconi est devenu l’inventeur de la radio, tandis que Cervera a été oublié.

Enorihuela.com

5- Le stylo plume a été inventé par un Valencien

Symbole d’élégance, le stylo à plume est très apprécié pour sa finesse d’écriture. Et oui, il s’agit d’une invention valencienne. Francesc de Paula Martí, né à Xátiva en 1761, a conçu un tube en laiton équipé d’un réservoir qui pouvait stocker l’encre et qui avait une paroi inférieure avec une fente et un pointeur à travers lequel l’encre était dosée, permettant l’écriture.

Le stylo plume a été inventé par un Valencien

6- La première œuvre littéraire Espagnole a été imprimée à Valence

En 1474, « Trobes en lahors de la Verge Maria » de Mosén Fenollar est imprimé. Il s’agit d’un recueil de quarante-cinq poèmes, dont quarante en valencien, quatre en espagnol et un en italien, ainsi qu’un prologue en latin.

Il est sorti des presses Lambert Palmart le 25 mars 1474 dans la ville de Valencia et est actuellement conservé à la bibliothèque de l’Université de Valencia, où vous pouvez aller le consulter.

Première oeuvre littéraire imprimée à Valencia
Todocoleccion.net

7- Valencia est 30% plus grande que Paris

Cela peut paraître surprenant mais Valencia, la troisième ville d’Espagne est plus grande en superficie que Paris, la capitale française : 135 km² contre 105 km². Notons cependant que la commune de Valencia s’étend jusqu’au sud du parc de l’Albufera.

Il a appelé ce stylo “pluma-fuente” et l’a créé en 1803. C’est-à-dire 16 ans avant les inventions de J. Scheffer (1819), 29 ans avant JJ Parker (1832) et 61 ans avant le célèbre Lewis E. Waterman (1884).

8- La 2ème plus petite façade du monde est à Valencia

Si vous ne la connaissiez pas encore, rendez-vous au numéro 6 de la Plaza Lope de Vega, au cœur du quartier de Santa Catalina. Vous y trouverez un un bâtiment avec la façade la plus étroite d’Espagne, d’Europe et la deuxième au monde. Une façade brésilienne baptisée « La maison du métro » la devance de seulement 7 centimètres  !

Cette façade mesure donc 107 centimètres d’un côté à l’autre, un peu plus que la largeur de la porte. Aujourd’hui, elle fait partie du restaurant « La Estrecha », situé juste à côté.

La estrecha

9- Un alligator dans le Turia

Il s’agit d’une légende selon laquelle il y avait dans le fleuve Turia un alligator qui terrifiait les gens qui osaient s’approcher du rivage, bien que dans certaines versions, il s’agissait d’un dragon. Seul un jeune homme a osé l’affronter, vêtu d’une armure en miroir avec laquelle il a réussi à éblouir et immobiliser la bête, ce qui lui a permis de la tuer en une seule tentative. Depuis, les restes de l’animal reposent sur le mur du vestibule de l’église du Collège du Patriarche.

La légende a laissé derrière elle le dicton populaire “si parleu, a la pancha vindreu”. Difficilement traduisible, on pourrait dire “si vous parlez, au ventre il vous prendra”. Les mamans de l’époque l’utilisaient comme une menace pour faire taire leurs enfants pendant toutes les célébrations de l’église du Patriarche. De peur d’être mangés par le méchant crocodile, les enfants restaient sages comme des images.

10- La chauve-souris : le symbole d’une victoire

Il existe différentes théories sur son origine, mais toutes ont un dénominateur commun : Jacques Ier d’Aragon. Parmi les plus courantes, on raconte que Jacques Ier d’Aragon, avant d’entrer dans la ville, campait sur les rives du fleuve Turia. Une nuit, une chauve-souris a atterri sur la tente du roi et a ordonné de la tuer, assurant que les chauves-souris portaient malheur. 

Cependant, quelques nuits plus tard, c’est cet animal qui a réveillé Jacques Ier d’Aragon et les soldats par ses bruits avant l’arrivée des musulmans qui avaient l’intention de les attaquer pendant la nuit. Grâce à la chauve-souris, ils se sont réveillés et ont pu les affronter avec succès.

Depuis le XVIIe siècle Jacques Ier a ordonné que cet animal soit couvert d’honneurs et représenté sur le blason de la ville.

11- Le pont le plus cher du monde

A Valencia, il existe de nombreux ponts qui relient les deux points de la ville. Pendant de nombreuses années, l’un d’eux a été considéré comme le pont le plus cher du monde en raison du coût élevé de son entretien.

Ce n’est autre que le Pont des Fleurs (Puente de las Flores) qui coûte pas moins de 500.000 euros d’entretien par an ! Cela était dû en grande partie au fait que toutes les fleurs étaient changées trois fois par an.

Au fil des années, le budget de ce pont fleuri a été réduit. Vous le trouverez au bout de l’Avenida de Navarro Reverter, entre la Puente de la Exposición et la Puente de Aragón.

Puente de las flores, jardin du turia à Valencia
jardinessinfronteras

12- Les Torres de Serranos et leur trésor caché

Lorsque le musée du Prado était en danger et pouvait être bombardé pendant la guerre civile (1936-1939), il a été décidé de déplacer une grande partie de ses œuvres (2 000 au total) pour les sauvegarder. Parmi celles-ci : Las Meninas, dont le nom original est La familia de Felipe IV. Ce tableau, ainsi que d’autres œuvres, ont voyagé de Madrid à Valence.

Pour protéger cette grande œuvre d’art, il a été décidé de la conserver dans les Torres de Serranos pour que la peinture soit en lieu sûr (entre 1936 et 1937).

Las meninas
museodelprado.es

13- Des villages transformés en quartiers

Valencia n’a pas toujours été aussi grande qu’elle l’est aujourd’hui. Autrefois, c’était une ville entourée de nombreux villages.

Des endroits qui étaient jusqu’alors des municipalités indépendantes sont devenus des quartiers de la ville. Il s’agit notamment de Campanar, Benimaclet et El Cabañal. Chacun de ses quartiers conservent aujourd’hui une identité particulière.

Sources : Wikipédia, 7televalencia, Valencia Bonita, Valencia secreta, Meraviglia, Viuvalencia, Hispania Valencia, Lovevalencia, Iagua